Si il n'y avait eu que des si dans mes propos, le do ne saurait pas, la clé de sol serait inssaisissable et le mi fa resterait du domaine d'un argot plus ou moins urbain. . . Je donne donc le la avec les notes que j'ai à ma disposition, les notes que j'ai transformé en lettres, tel l'alchimiste transforme le plomb en or, qui se muent en mots, et qui permet à cette musique littéraire de se jouer et d'apaiser mes maux. . . Ces mots qui défilent à toute vitesse dans l'esprit et qu'il faut saisir au vol, au bon moment, à la bonne émotion. Ces mots qui transcendent ma condition, qui transcrivent ce que j'aurai aimé être, aimer dire, aimer crier, aimer aimer. . . car il est plus facile d'écrire que de vivre, comme il est plus facile de se droguer que d'affronter la réalité. -- L'écriture, ma douce drogue, mon opium dure, ma sacro-sainte liberté. . . Un plaisir tellement intense qu'il fait souffrir car il est illusoire et trop fulgurant et entraîne comme toute drogue une dépendance. . . J'ai fait de mon quotidien mon principal dealeur, et il sait toujours où me trouver même si je longe les murs pour l'éviter.
Mais comme tout drogué, mon drame sont mes moments de sobriété, quand mon revendeur est en rupture de stock et que les mots , ne me sont plus livrés . . . alors il faut faire avec, il faut essayer de substituer cette drogue par une autre, en vain. . . l'effet n'est pas le même, le plaisir non plus. . .
Si ma vie n'avait pas été rythmée par ces notes, , quelle danse aurai-je pu bien danser? A quel tempo aurai-je mené ma vie? Si la chanteuse de bal ne chantait pas, que deviendrait le bal? Mais pire encore, que deviendrait la chanteuse? Et si et si et si !!!!! Si j'avais eu ci et ça...” « Si j'avais été comme cela ou comme celui-ci” mais jamais “et je si je n'avais pas été ce que je suis. . . “Qui serai-je?”
La passion ne se choisit pas, elle s'impose, comme une evidence. . . Le seul carburant nécessaire à sa mise en marche est l'amour, elle ne demande rien d'autre ni talent, ni travail, ni effort, elle est fluide et propre à “chacun”. . .
Il ne faut pas avoir fait l'Académie des “Beaux Arts ”pour peindre comme il ne faut pas avoir écrit un essai de philosophie pour écrire. . .
Ma dépendance est ma raison de vivre, guérir serait mourir -
Je pourrai toujours me nourir de la drogue des autres, lire jusqu'à la lie, mais ce ne serait qu'une cruelle agonie...
Cette douce et cruelle agonie de donner de l'eau à celui qui a faim, un stylo à celui qui veut peindre ou souffler sur un feu qui ne pourra jamais s'éteindre...
Solaan ©
Mais comme tout drogué, mon drame sont mes moments de sobriété, quand mon revendeur est en rupture de stock et que les mots , ne me sont plus livrés . . . alors il faut faire avec, il faut essayer de substituer cette drogue par une autre, en vain. . . l'effet n'est pas le même, le plaisir non plus. . .
Si ma vie n'avait pas été rythmée par ces notes, , quelle danse aurai-je pu bien danser? A quel tempo aurai-je mené ma vie? Si la chanteuse de bal ne chantait pas, que deviendrait le bal? Mais pire encore, que deviendrait la chanteuse? Et si et si et si !!!!! Si j'avais eu ci et ça...” « Si j'avais été comme cela ou comme celui-ci” mais jamais “et je si je n'avais pas été ce que je suis. . . “Qui serai-je?”
La passion ne se choisit pas, elle s'impose, comme une evidence. . . Le seul carburant nécessaire à sa mise en marche est l'amour, elle ne demande rien d'autre ni talent, ni travail, ni effort, elle est fluide et propre à “chacun”. . .
Il ne faut pas avoir fait l'Académie des “Beaux Arts ”pour peindre comme il ne faut pas avoir écrit un essai de philosophie pour écrire. . .
Ma dépendance est ma raison de vivre, guérir serait mourir -
Je pourrai toujours me nourir de la drogue des autres, lire jusqu'à la lie, mais ce ne serait qu'une cruelle agonie...
Cette douce et cruelle agonie de donner de l'eau à celui qui a faim, un stylo à celui qui veut peindre ou souffler sur un feu qui ne pourra jamais s'éteindre...


